Atelier pour danseur·euse·s (semi-)professionnel·le·s avec Lukah Katangila – Danse, corps et savoirs incarnés
INFORMATIONS & INSCRIPTIONS
Dates: du lundi 02.11.2026 au vendredi 06.11.2026Horaires: de 10h00 à 18h00, avec une pause de 1h30
Présentation informelle de l’atelier: vendredi 06.11.2026 à 16h00. La semaine d’atelier se clôturera par un partage informel des pratiques explorées, ouvert aux ami·e·s et aux collègues.
Niveau: (semi-)professionnel·le·s – l’atelier peut être adapté à différents niveaux de pratique et adopte une approche inclusive, respectueuse des singularités corporelles de chaque participant·e.
Langues: anglais / françaisTarif : 275 €
Nombre de participant·e·s: minimum 12 – maximum 25
Date limite d’inscription: 30.09.2026 – l’atelier aura lieu si le nombre minimum de 12 participant·e·s est atteint au 30.09.2026. Vous recevrez une confirmation par e-mail le 01.10.2026. Merci de ne pas réserver vos vols ou votre hébergement avant cette date.
Questions: si vous avez des questions ou des doutes, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse workshops@ultimavez.com.
Le Fonds social des Arts de la scène (Sociaal Fonds Podiumkunsten) propose un crédit de formation destiné aux artistes, salarié·e·s et travailleur·euse·s flexi actifs dans le secteur des arts de la scène en Flandre (CP 304). Ces crédits peuvent être utilisés pour financer la participation à nos ateliers. Toutes les informations concernant les budgets disponibles, les conditions d’éligibilité et la procédure de demande sont disponibles sur le site du Fonds social.
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Au cours de cet atelier, le danseur et chorégraphe Lukah Katangila invite les participant·e·s à habiter le corps autrement à travers une exploration sensible et approfondie de l’ondulation et de l’équilibre comme principes fondamentaux du mouvement. À la croisée de la danse, de la recherche somatique et de la réflexion poétique, le corps est abordé comme un territoire vivant – façonné par des rythmes, des histoires et une présence – où le dialogue avec la gravité, l’espace et l’attention permet l’émergence d’un mouvement porteur de sens. L’atelier crée un espace où se rencontrent danse, recherche et transmission, faisant du corps un lieu de création, de mémoire et de transformation.
L’ondulation : le corps en mouvement
L’ondulation est explorée comme un mouvement continu, fluide et organique qui traverse la colonne vertébrale, le bassin, la cage thoracique et les membres. Elle favorise un flux de mouvement invitant les participant·e·s à relâcher les rigidités au profit d’une perception plus subtile des impulsions internes. À travers des exercices guidés, les participant·e·s développent la mobilité de la colonne vertébrale, la coordination du souffle et la conscience du centre du corps. L’ondulation devient un outil de transformation : elle ouvre le corps, libère les tensions et permet l’émergence d’un mouvement ancré, sensible et expressif. Sur un plan symbolique et poétique, l’ondulation évoque les cycles naturels, les forces invisibles et la continuité du vivant. Elle favorise un rapport non linéaire au temps, où les gestes se déploient dans la durée, la répétition et la variation.
L’équilibre : ancrage, suspension et présence
L’équilibre est abordé comme un état dynamique, en négociation permanente avec la gravité. L’objectif n’est pas la stabilité figée, mais l’exploration des transitions entre ancrage, déséquilibre et réajustement. À travers des pratiques lentes et précises, les participant·e·s développent une conscience du poids, des appuis et de l’espace. Le travail sur l’équilibre renforce la présence, la concentration et la confiance corporelle, tout en mettant en lumière la relation entre le corps et son environnement. L’équilibre est également envisagé de manière métaphorique : comme un corps capable de s’adapter, de résister sans se rigidifier et de se transformer sans se perdre. Dans les exercices collectifs, l’équilibre individuel entre en résonance avec celui du groupe, soulignant les dimensions relationnelles et collectives du mouvement.
Méthodologie et structure
L’atelier combine des pratiques corporelles guidées, de l’improvisation structurée ainsi que des temps d’observation et de réflexion verbale. L’alternance entre action et réflexion permet aux participant·e·s d’intégrer les sensations physiques tout en développant une conscience critique de leur pratique.
Une attention particulière est portée à :
- Le souffle comme moteur du mouvement
- La relation entre le sol, l’axe et l’espace
- L’écoute de son propre corps et de celui des autres
- La transformation du geste technique en geste expressif
Ensemble, les participant·e·s travailleront à la préparation d’un partage informel des pratiques explorées, ouvert aux ami·e·s et aux collègues. La forme de cette présentation sera développée collectivement tout au long de la semaine.
Biographie de Lukah Katangila
Lukah Katangila est danseur, chorégraphe et performeur d’origine congolaise, installé à Bruxelles. Son travail artistique se situe à la croisée de la danse contemporaine et des pratiques chorégraphiques hybrides, mêlant hip-hop et danses traditionnelles africaines. Sa démarche repose sur une exploration approfondie du corps comme espace de mémoire, de transmission et de dialogue interculturel, avec une attention particulière portée aux enjeux sociaux, éducatifs et citoyens.
Formé dès son plus jeune âge au sein de la troupe familiale Mboka Dance, Lukah a développé une pratique artistique où création et engagement social sont intimement liés. En 2002, à la suite de l’éruption du volcan Nyiragongo, il cofonde le projet Ndoto Goma Kids (« Le rêve des enfants de Goma »), une initiative socio-artistique destinée aux enfants des rues, aux orphelins et aux anciens enfants soldats dans l’est de la République démocratique du Congo. Ce projet utilise la danse comme outil d’émancipation, de résilience et de sensibilisation, en abordant des thématiques telles que l’accès à l’éducation, l’égalité des genres et la protection de l’enfance.
Installé en Belgique depuis plusieurs années, Lukah est diplômé en arts et chorégraphie de l’ISAC (Institut Supérieur des Arts et des Chorégraphies) de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Son parcours professionnel s’étend sur les scènes nationales et internationales à travers des productions théâtrales, des projets de recherche artistique, des résidences, ainsi que des initiatives de médiation culturelle et de formation. En Belgique comme à l’étranger, il collabore avec des artistes, compagnies et institutions de renom, parmi lesquels Ayelen Parolin / RUDA, Eric Minh Cuong Castaing et Wesley Ruzibiza, ainsi qu’avec des festivals et plateformes culturelles à travers l’Europe, l’Afrique et les États-Unis.
En 2020, Lukah Katangila reçoit le Prix Roel Verniers lors du Theaterfestival pour son solo Ndoto, récompensant son approche artistique innovante et profondément engagée. En 2021, il est lauréat du Prix Vocatio, une distinction belge qui soutient les jeunes artistes dont le travail a un impact sociétal significatif. Depuis 2022, il est artiste associé d’Ultima Vez, un partenariat qui accompagne sa recherche artistique et renforce son inscription durable dans le paysage chorégraphique belge.
Parmi ses propres créations figurent les solos Ndoto (2020), La veste du président (2022) ainsi que le quatuor Imprisoned Gods (2024). Parallèlement à son travail de création, Lukah développe de nombreux projets de transmission à travers des ateliers, des laboratoires de recherche et des programmes pédagogiques en Belgique et à l’étranger. Destinées à des publics variés (artistes professionnel·le·s, jeunes, amateur·rice·s et communautés locales), ces initiatives contribuent à la médiation culturelle, à la participation citoyenne et au dialogue interculturel, en cohérence avec les politiques culturelles belges. Tout au long de son parcours, Lukah Katangila a construit une pratique artistique profondément ancrée en Belgique tout en restant ouverte à la scène internationale, où la création chorégraphique devient un outil de rencontre, de réflexion critique et de construction d’expériences partagées.



